Ils étaient venus de partout…

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Le texte de l’Évangile proposé pour le 29 juillet était le récit de la multiplication des pains par Jean  au chapitre 6, versets 1 à 15.

À Noirmoutier en l’île ce jour-là, la méditation, que vous trouverez ci-dessous, nous a été apportée par Stéphane.

Prédication sur La Multiplication des Pains

Ils étaient venus de partout ce jour là : les parents, les enfants, les pauvres et les riches, les malades et ceux qui étaient en pleine forme.

Ils étaient venus nombreux pour le rencontrer, lui, Jésus ; pour l’écouter, le toucher…, lui qui était différent; lui qui était capable de calmer une tempête, de guérir un malade; lui qui parlait comme personne ne parlait !

Ils étaient venus parce que dans leur vie il y avait un vide ; ils étaient venus parce qu’ils…avaient FAIM !

Ils étaient venus, comme nous aujourd’hui. En effet, ne sommes nous pas là, nous aussi en famille ? les uns le cœur léger, les autres avec de gros soucis à l’intérieur ; certains plus, d’autres moins en forme…

Nous sommes venus parce que nous avons faim. Est-ce que je me trompe ? N’avez-vous pas faim ?

Peut-être pas votre estomac, mais votre cœur, votre être intérieur…, lui qui peut donner de terribles crampes quand il a faim, quand il est vide, quand il a mal, quand il manque de l’essentiel !

Oui, je le crois, chacun de nous, sans exception, est venu ici aujourd’hui avec une attente, toute personnelle, au fond du cœur.

Prenons le temps d’y réfléchir quelques instants et posons nous sincèrement la question : qu’est-ce que j’attends ici et maintenant ?

Une bénédiction pour quelqu’un que j’aime, une parole vraie pour m’accompagner et me fortifier, la paix pour mon cœur angoissé ou en soucis, un signe de la présence de Dieu…, autre chose……

Jésus voit la foule, cette foule si nombreuse venue à sa rencontre et il s’en préoccupe. Oui, il se fait du souci pour leur âme, mais aussi pour leur corps, pour leur estomac, pour toute leur personne.

En effet, un estomac qui se tord parce qu’il a faim peut-il écouter la Parole de Dieu ? Sa douleur ne criera-t-elle pas plus fort que les mots entendus ?

De même celui qui souffre dans son être intérieur, peut-il manger avec appétit un repas même excellent et préparé avec amour ?

Jésus a vu la foule et il nous voit avec toute notre personne avec tout ce qui se passe au plus profond de nous, il voit toute l’humanité avec sa faim.

Comment répondre à la faim dans le monde ?

Comme répondre à toute la détresse humaine ? Elle est trop grande, impossible de changer quelque chose !

On recense la nourriture : cinq pains d’orge et deux poissons ici, ce n’est rien – et pourtant c’est beaucoup parce qu’il y a ICI Jésus-Christ vivant, entouré d’un enfant qui accepte de lui confier son pique-nique, qui accepte de lui remettre le peu qu’il a ! Et cette réalité peut tout changer !

En effet Jésus-Christ ne baisse pas les bras devant le peu de moyens qui lui sont offerts pour répondre à la détresse de la foule humaine, il ne se résigne pas en disant : « cela ne sert de toute façon à rien ».

Non, Jésus ne baisse pas les bras, il les lève pour rendre grâces, pour ces cinq pains et ces deux poissons, pour dire merci pour ce qu’il lui a été confié. Et il distribue à la foule assise dans l’herbe.

Chacun mangea à sa faim et il y eut des restes !

Impossible, me direz-vous !

Et si nous essayions…

Imaginez

Si chacun appréciait la nourriture comme un bienfait précieux…

Si chacun de nous pouvait rendre grâces au Seigneur, dire merci pour ce qu’il a, pour la nourriture (celle pour l’estomac mais aussi celle pour le cœur et l’être intérieur) et tant d’autres bienfaits…

Si chacun acceptait de partager, pas seulement le superflu (ce qu’il n’aime pas, ce qu’il ne veut plus ou ne peut plus manger, ce dont il n’a plus besoin) mais l’essentiel, tout ce qu’il a apporté, ses cinq pains et ses deux poissons. Bien des estomacs ne crieraient plus famine.

Si chacun essayait de ne pas s’arrêter d’abord aux défauts et aux maladresses de l’autre, mais d’apprécier ses qualités et ses talents (car chaque être humain en possède)…

Si chacun arrivait à tourner une page, à pardonner, à refaire confiance…

Si chacun laissait parler son cœur…

Si chacun offrait à l’autre ce qu’il aimerait de lui : du respect, de l’amitié, de la patience…

Bien des cœurs ne se tordraient plus de douleur et de solitude.

Je crois que Jésus-Christ peut faire encore aujourd’hui de grandes choses au milieu de nous ; au milieu de cette foule humaine qui attend du pain et de la dignité, de l’eau et de la paix…

Je crois que le visage du monde d’aujourd’hui peut changer, si NOUS acceptons de verser notre goutte d’eau dans l’océan et de mettre ce que nous sommes et ce que nous avons au service de ce Christ qui choisit d’avoir besoin de nous pour nourrir l’humanité qui a faim.

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